La petite équipe de Torso, solidement ancrée dans son sud natal et – ça lui arrive –  assez occupée à la veille de cette rentrée, n'a pu avoir la chance de suivre l'intégralité de la seizième édition d'un festival qu'elle visitait pour la première fois. Malgré tout, une programmation plutôt alléchante et la présence de Tobe Hooper (et de trois de ses films) a achevé de nous convaincre d'y faire un saut, fut-ce pour quatre jours.

Et, fidèle aux divers échos qui l'entourent depuis un petit moment, la manifestation est assez impressionnante. Deux choses frappent immédiatement au vu de la sélection, c'est la diversité qu'autorise un festival de l'étrange, par opposition à un festival de fantastique ou d'horreur. Des films comme Eggshells ou The Immaculate Conception of Little Dizzle n'auraient sans doute pas eu les faveurs d'un festival comme celui de Gérardmer, par exemple. La deuxième bonne nouvelle découle d'ailleurs de la première: sont présentés pratiquement autant de films récents que d'autres plus anciens. Libre au spectateur, du coup (voir tous les films relève parfois de la gageure, le plus souvent de l'ubiquité), de privilégier une avant-première ou la projection d'un film qui ne sortira peut-être jamais en salles, ou au contraire un long-métrage moins récent qu'il a la chance de pouvoir voir, peut-être pour la première (la dernière?) fois sur grand-écran. Et il faut bien avouer que la sélection fut pléthorique et extrêmement hétéroclite, notamment grâce à une troisième bonne idée: les très denses cartes blanches laissées à un metteur en scène, auxquelles s'ajoutent des rétrospectives. Alejandro Jodorowsky aura ainsi présenté des choses connues de L'Etrange Spectateur comme Aftermath (Nacho Cerda) ou Valhalla Rising (Nicolas Winding Refn, présent lui aussi), mais aussi L'Inconnu (Tod Browning) ou Larmes de Clown (Victor Sjöström). Refn, quant à lui, proposera Vampyr (Carl T. Dreyer) ou l'assez rare Thriller (Bo Arne Vibenius). Une petite rétrospective Mimsy Farmer est également proposée, et L'Etrange festival peut nous entrainer pendant une dizaine de jours dans un tourbillon spatio-temporel, générique, et même médiatique (une soirée, L'Etrange Musique, est consacrée à des concerts, la séance du premier film de Victor Fleming est accompagnée par le piano de Serge Bromberg!). Enfin, pour compléter le tableau, l'équipe du festival (épaulée par quelques-uns de ses partenaires de Mad Movies) se montre dynamique, proche de son public, fort sympatique et prompte à présenter TOUS les films.

Un peu tristes de n'avoir pu être présent l'intégralité du festival, et finalement assez mitigés sur ce qu'on a pu y voir, l'heure du bilan est arrivée, et force est de constater que glorieux chef-d'oeuvres et sombres navets se sont joyeusement tenu la main tout au long de ces quatre jours insomniaques.

Nous consacrons la première journée (encore une fois, c'est une question de choix, l'organisation des projections de L'Etrange Festival ne permettant pas vraiment de tout voir) aux trois films de Tobe Hooper. Nous commençons avec un film que nous ne prendrons pas la peine de présenter, Massacre à la tronçonneuse. Le meilleur film de son auteur (même présenté dans une vieille copie VF introduite de manière assez comique par René château), comme on pouvait s'en douter, prend une dimension cataclysmique quand on le fait passer d'un écran de télévision (même cinquante sept fois) à un écran de cinéma. Chaque contre-plongée est un corridor vers l'enfer, chaque son est un coup de tonnerre, la magie opératique du film ( franchement opposée au déchaînement  de violence de situation qu'on subit depuis quelques années, y compris dans des films qui se réclament de celui de Hooper) marche à plein régime. Ce qui apparaissait comme une évidence théorique se confirme effectivement: jamais un oeil, une porte métallique ou un sourire à moitié édenté n'avait été mis en forme avec autant de puissance hystérique.

Nous enchaînons avec le grand absent vidéo de sa filmographie en France, Massacre dans le train fantôme. Ce film de studio assez étrange, qui apparaît par contraste comme une version plus lisse du premier Massacre, n'en est pas moins beau et terrifiant. Tout comme son magnifique Crocodile de la mort, Hooper se plaît à nous faire entrer superficiellement dans un genre (le giallo dans ce dernier, le slasher dans le film qui nous intéresse ici) pour dévier (dans tous les sens du terme) assez rapidement. Le tueur s'avère être un monstre en carton pate, permettant une indiscernabilité globale avec les autres attractions d'une foire où tout est animé, donc potentiellement menaçant. Et l'histoire racontée, comme souvent chez Hooper, nous entraîne dans un cauchemar familial où se mêlent accouplements douteux (zoophilie, inceste), image terrible d'un père monstrueux, et difficulté de séparer ce que l'humain a de beau, de touchant, de pathétique ou d'effroyable. Le final, baroque et interminable, apparaît bien, en mode mineur, comme une révision de la tornade hystérique de Massacre à la tronçonneuse. Et la mise à mort du monstre se devait, comme souvent chez le cinéaste, d'être longue, incertaine et douloureuse. Le dernier plan, étrange et impénétrable, nous rappelle rétrospectivement la simplicité et le manque de grandeur de conclusions similaires qu'on a pu voir récemment dans The Descent ou Creep. Ces deux massacres de Tobe Hooper nous ont ainsi rappelé, si besoin était, qu'il fut (reste?) l'un des plus grands metteurs en scène de l'abomination humaine et de l'humanité abominable. Cette réthorique simple complétée par une tendresse bien présente envers ces pauvres êtres possédés par l'horreur plutôt que consciemment horribles.

Le troisième et dernier film projeté est une grande rareté, puisqu'il s'agit de son premier long-métrage, le théorique et lysergique Eggshells (datant de 1969). Proche de certains films de Godard (Sympathy for the Devil en tête), il est à la fois pensum libertaire et féministe, expérimentation formelle sous acide, et devient au final un long-métrage très sombre sur les nombreux problèmes que recontre quiconque essayant de se constituer un esprit libre dans une société cloisonnante et, fondamentalement, prompte à amputer dès la naissance la plus détachée et voyageuse des âmes. Ce qui rapproche ce film, bien avant les deux Massacre à la tronçonneuse et Massacre dans le train fantôme, de certains films de Tod Browning, Freaks forcément en tête. Long-métrage fauché par instants réellement hallucinant et virtuose (les séquences de l'esprit-fantôme qui se cache dans la cave des protagonistes avant de les rencontrer), Eggshells peine malheureusement à provoquer une adhésion pleine et sans heurt tout au longue de sa (longue) heure et demie. Parfois trop bavard, souvent trop destructuré, Hooper aurait peut-être pu privilégier la forme courte, qui aurait été bien moins lassante et systématique.

 

Le deuxième jour débute avec une autre rareté, que nous attendions de pied ferme, Fondu au noir, de l'Américain Vernon Zimmerman (1980). Sorte de slasher post-moderne, le film raconte l'histoire d'Eric, geek avant la lettre qui passe ses journées à regarder des films, à adopter les attitudes de certains de ses héros pour lui seul (il est complètement inadapté socialement), et à rêver de Marylin Monroe. Or, suite à quelques brutales déceptions, et par amour pour une jeune aspirante sosie de Monroe (une belle idée), il se transforme en multi-tueur, adoptant successivement la forme de Dracula, de la Momie etc... Alléchante sur le papier, cette histoire est malheureusement trop lisse, trop répétitive et trop aproximative pour vraiment emporter l'adhésion. Le rythme est un peu hasardeux, les acteurs en font des caisses (Mikey Rourke y joue l'un de ses premiers rôles), et les idées sont bien rares. Grande déception, donc, pour un film qui avait, en son temps, remporté le prix de la Critique à Avoriaz.

Nous enchaînons avec le premier film récent de la compétition pour nous, le futur direct-to-DVD Les sept jours du talion, du Québecois Podz. Adapté comme 5150 rue des Ormes[1], d'un roman du non moins Canadien Patrick Sénécal, ce film est moins léger que le précédent, et peut-être un peu moins niais (encore que...). Il raconte l'histoire extrêmement simple d'un homme qui perd sa fille, violée et tuée par un odieux personnage qu'il décide, du coup de séquestrer et de torturer plutôt que de laisser faire la justice. Effectivement très cru, joliment filmé et réaliste jusqu'à la nausée (quoi qu'un peu désamorcés, nous autres français, par un accent Québecois qui ne nous est pas forcément familier), le long-métrage pose un certain nombre de questions pertinentes qui l'empêchent, un temps, de sombrer dans le racolage post-Saw, et légitiment la violence de l'ensemble: en première ligne, est-il possible d'appliquer cette fameuse loi du talion, peut-on trouver une réelle équivalence d'acte dans la vengeance, et celle-ci suffit-elle jamais? On trouve aussi, assez finement, le sempiternel passage de victime à bourreau, qui crée une équivalence abominable chez deux personnages, soit chez l'ensemble de l'humanité, potiellement en passe de devenir un monstre. La plus belle idée qui soutient ce propos reste la matérialisation psychologique du doute, lorsqu'une femme ayant elle-même perdu sa fille dans les mêmes cisconstances choisit d'oublier, plutôt que de venger. Notre personnage principal la détruit ainsi en la plaçant face à l'agresseur, annihilant ainsi le doute dans son esprit quant à la légitimité de ses propres actes.

Non dénué de qualités, et relativement poisseux et claustrophobe, le film s'essouffle malheureusement assez vite faute d'enjeux nouveaux ou approfondissement de ceux qu'on vient d'évoquer, et qui le fait progressivement sombrer, comme on le craignait, dans une violence un peu vaine. Le coup est porté, mais n'atteind malheureusement pas sa cible. Ce qui ne nous rend pas Podz forcément antipathique nous place simplement dans l'attente d'une confirmation ou infirmation de son talent.

 

La soirée est éprouvante puisque nous enchaînons avec A Serbian Film, de Srdjan Spasojevic, film qui bénéficie d'une réputation assez incroyable, au fil de ses passages en festivals, d'oeuvre extrême, possiblement la plus violente et aggressive de tous les temps. Et effectivement, ce qu'on y voit ici est abominable, vomitif, et tout ce qu'on voudra. Les auteurs ne ménagent pas leurs effets, et très vite on se prend à penser que si une idée dégueulasse n'est pas dans le film, c'est qu'ils ne l'auront simplement pas eue. Ce qu'on ne peut pas retirer au long-métrage, c'est donc sa capacité infernale à provoquer l'effet choc. Par l'extrémisme de ses situations d'abord (on y viole un nouveau-né, on y défigure de jeunes femmes en train de faire l'amour, on se fait faire une fellation édentée et sanglante, bref, on ne nous épargne rien), mais aussi par la manière de briser la principale frilosité du cinéma « populaire »: la pornographie. Les séquences du début du film nous présentent la pornographie en restant soft, entendre par là sans réelle pénétration à l'écran. Le spectateur reste ainsi dans une situation relativement confortable, où il sait que tout est simulé. La bonne idée du film consiste à amener une réelle pornographie en même temps qu'on y amène de la violence, ce qui crée forcément chez le spectateur une perte de confort, et une perte de certitude quant à la simulation des actes de violence. Ce passage est donc foudroyant, et compte effectivement parmi les images les plus terribles qu'un film nous ait porté à l'estomac. Malheureusement, le film devient progressivement hystérique et vomitif, finalement filmé dans la mouvance des torture-porns Américains, sauf qu'ici le film mérite pour la première fois cette appellation, mélageant sans pudeur aucune porno et gore. Et le film dans son entier provoque du coup un énervement profond, chaque séquence s'affirmant comme pire que la précédente, jusqu'à un déchaînement prévisible et pourtant étonnant par sa brutalité. Le co-scénariste du film, Aleksandar Radivojevic, était présent lors de cette séance et, sans doute, rompu à l'exercice de la justification, n'a pas manqué de nous servir l'excuse de la dénonciation politique à toutes les sauces. Or, cette variation porno-gore de Hyper-tension peut supporter aisément une lecture politique, le problème étant qu'elle pourrait supporter n'importe quelle lecture. Il est en effet très facile et puéril d'apposer sur « un personnage se fait baiser à la naissance, ou se fait baiser adulte, et frappe les personnes qu'il baise» n'importe quelle grille de lecture et n'importe quelle interprétation poussive. Ce film est ainsi une géante métaphore de n'importe quoi, de ce qu'on veut, et donc de rien du tout. Restent des images véritablement abominables, au milieu d'un film qui joue aussi la carte de la tendresse superficielle (le premier tiers du long-métrage), pour que le coup de poing qui suit soit plus fort. A Serbian Film est ainsi une aggression stupide, mal filmée et inconséquente qui n'a même pas le mérite de soulever le moindre débat. Un peu comme un piment fort qu'on a besoin de cracher immédiatement, sans être capable de se demander si, derrière, quelque part, existe un bon goût quelconque. A Serbian Film se pose brutalement comme un refus pur et simple du bon goût, pas assez acerbe pour emporter l'adhésion, et même trop naïf et puéril pour provoquer une réelle indignation.

L'avant-dernier jour ne pouvait que faire espérer un retour au calme relatif, et bien sûr ce fut le cas. Avec The Wild and Wonderful Whites of West Virginia, documentaire Américain de Julian Nitzberg s'intéressant à la célèbre (c'est écrit partout, personnellement je ne la connaissais pas) famille White, de violents et intoxiqués hors-la-lois qui vivent, comme bon leur semble et au grand dam des autorités locales, dans le nord des Etats-Unis. Ce documentaire produit par MTV et, entre autres, le Jackass Johnny Knoxville, bénéficie des témoignages des membres de la famille encore en vie (même en prison), de policiers, de juges, et même du chanteur de country punk Hank Williams III (qui semble bien aimer cette joyeuse bande de fous furieux). Le film prend donc le parti de la glorification (on a beaucoup de peine pour cet homme qui prend cinquante ans de prison pour avoir manqué de tuer un homme et pour avoir tiré sur des policiers), en empruntant de manière assez superficielle un certain nombre de pistes qui pourrait expliquer leur margnialité. Le documentaire est assez enlevé, plutôt drôle, rythmé par quelques prestation de Hank III, mais malheureusement tout cela reste un peu léger et superficiel. On aurait préféré un peu moins de poudre aux yeux et plus de profondeur pour cette magnétique famille de laissés pour compte.

Deuxième film a avoir bénéficié d'un important bouche à oreille depuis le Marché du film à Cannes avec A Serbian Film, le franco-Américain Rubber de Quentin Dupieux est l'objet parfait pour une manifestation auto-proclamée étrange. Le film, suite à un double clin d'oeil aux Chaises de Ionesco et à Twin Peaks, suit le parcours d'un pneu serial-killer prêt à tout pour retrouver la sublime Roxane Mesquida croisée au hasard sur la route, et perdue depuis. Tout comme son sujet et son traitement le laissent présager (des spectateurs regardent le film en même temps que nous, dans un double mouvement de distanciation et d'immersion forcée), Rubber est l'archétype du film à côté de ses pompes, joliment fait, plutôt drôle, mais un peu vain. Ce qui est d'autant plus dommage que certaines idées laissent présager une intelligence et une sensibilité rares dans le cinéma français. En témoigne cette jolie séquence qui voit notre pneu s'observer pour la première fois dans un miroir, avant d'avoir une série de flash-backs de situations passées, augmentées du coup de sa conscience d'être un pneu (que le spectateur a progressivement perdu, puisqu'on arrive effectivement à ressentir de l'empathie pour ce pneu que Dupieux a réussi à enrober d'un fort anthropomorphisme). Le film devient d'un coup une douloureuse histoire d'incompatibilité totale avec le monde, d'une tristesse sans fin. Le film choisit d'illustrer cette idée par le biais de l'absurde, au fil de séquences qui, tragiquement ne peuvent mener nulle part. Un joli film un peu simpliste peut-être, qui aurait gagné à être plus percutant, mais qui reste attachant, bizarre, et forcément solitaire, à l'image de son pneu évoluant dans un univers qui ne lui ressemble pas. Le paneau Hollywoodien final ne semble pas dire autre chose.

La journée se termine avec le très rare et très attendu (puisque nous ne l'avions pas vu) Le froid baiser de la mort, une sorte de film à suspens gothique proche du giallo, de l'Ialien Mino Guerrini (1966), qu'on nous présente comme un cinéaste oublié ou considéré comme mineur au milieu de cinéastes comme Bava, Freda etc... Ce qui est absolument normal. Le film, redite peu inspirée de Psychose et Vertigo, et lui-même voué à être pillé par l'assez peu inspiré Joe d'Amato (Blue Holocaust), est une comédie involontaire de tous les instants. Le filmage est mou, le scénario plein de cratères, le jeu est d'une nullité rarement atteinte qui donne au film une joyeuse allure de série Z (imaginez Franco Nero sans personne pour le diriger). Une « pépite de l'étrange » indispensable, puisque finalement bien plus drôle que Rubber.

Nous sommes déjà dimanche, dernier jour du festival, et l'inquiétude nous gagne: verra-t-on un vrai bon film récent? La question est mise en suspens le temps du fantastique premier film de Victor Fleming, Cauchemars et superstitions, bénéficiant de la prestation de l'inspiré et décidément multi-facettes Serge Bromberg, le temps d'un très beau ciné-concert. Le film, assez étonnant pour son temps, voit le sautillant Douglas Fairbanks sujet aux expériences hallucinogènes d'un savant fou. Il consiste ainsi en une très drôle et dynamique comédie construite en tableaux surréalistes rappelant bien sûr Méliès. De quoi attendre impatiemment la sortie en DVD, restauré par, évidemment, M. Bromberg, prévue pour la fin de l'année.

Et enfin, le miracle arrive avec le dernier film vu cette année à L'Etrange Festival: The Immaculate Conception of Little Dizzle. Tout était pourtant réuni pour qu'on s'inquiète. Un film salué à Sundance, réalisé par un graphiste Américain, montrant une bande de jeunes révoltés contre une société agro-alimentaire leur ayant fait ingérer, en tant que cobayes, des cookies expérimentaux comportant une substance interdite et hallucinogène. Mais, là où David Russo aurait pu manquer le coche et réaliser une sempiternelle comédie-mélancolique-faussement subversive-Sundance, il met en scène une magnifique chronique, à la fois extrêmement drôle et assez désespérée, d'une génération dont le plus grand Mal est de ne pas pouvoir accomplir la moindre chose au milieu d'une société castratrice. Immaculate Conception évite ainsi une série de pièges (fable engagée, comédie anémique, expérimentations froides d'un graphiste complaisant), déroule son histoire de manière impregnative et hystérique (le film semble durer une demi-heure), tandis que son scénario, brillant, est constamment surprenant. Au final, en résulte un film beau, sincère, mais peut-être trop étrange et montrant un refus trop systématique d'explication idéologique limpide pour espérer un jour sortir en salles, et sans doute à plus forte raison en France. Ce qui serait bien plus que franchement dommage.

 

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