En complément à notre numéro 10 focalisé sur Don Coscarelli, nous avons discuté avec Kerry Prior, spécialiste des effets spéciaux et collaborateur récurrent de Coscarelli depuis Phantasm 2. L'homme ne se limite pas aux pépites de séries B, puisqu'il a un temps travaillé pour la société Dream Quest Images, responsable des effets visuels sur des oeuvres d'envergure comme Abyss, Total Recall ou encore The Blob. Prolifique et éclectique, Kerry Prior est aussi un auteur inspiré et original. En 2010, une partie de notre équipe découvrait son étonnante comédie horrifique The Revenant au Festival Fantasia de Montréal. Disparu ensuite des radars, cet excellent film aura finalement mis plus de deux ans trouver un distributeur, pour enfin bénéficier d'une sortie limitée sur le territore américain en 2012 dans un montage légèrement modifié. Réalisateur, scénariste, producteur et monteur, Kerry Prior cumule les casquettes avec une aisance indiscutable. Cinéaste injustement méconnu, on peut le ranger aux côtés de personnages comme Trent Haaga, Chris Sivertson ou encore Lucky McKee, auteurs renouant avec une horreur à l'ancienne qui s'attache à explorer les recoins peu avouables de nos socétés modernes. Mais coupons court aux présentations, et faites connaissance avec l'homme.

 

Bonjour Kerry. Pouvez-vous nous parler de vos débuts dans le cinéma ?

Enfant, je réalisais des films en super 8 et en vidéo. Dès que j’ai terminé le lycée, j’ai fait du stop jusqu’à Los Angeles et passé des coups de fils jusqu’à ce que j’obtienne un job dans les effets spéciaux. A partir de là, j’étais lancé.

Nous sortons actuellement un numéro consacré à Don Coscarelli. Pouvez-vous nous parler de votre collaboration ?

Je travaillais pour Dream Quest Images, qui s’occupait des effets en motion control pour Phantasm 2. J’ai été engagé pour faire les effets de motion control sur les sphères. Pour obtenir des matériaux suffisamment petits pour entrer dans l’engin, j’ai disséqué des jouets pour récupérer de petites roues en plastique, des mécanismes… J’avais seulement dix-neuf ans, donc il ne m’est pas venu à l’esprit que cela ne paraîtrait pas très professionnel. Ça a anéanti pour ami Justin Klarenbeck, qui était le superviseur des effets visuels, mais je crois que Don s’est dit que j’essayais surtout de réduire les frais, ce qui l’a poussé à m’appeler plus tard pour gérer plusieurs plans additionnels pour le film. Quand Phantasm 3 a démarré, il m’a appelé pour me parler des effets spéciaux concernant les sphères. Je venais d’obtenir mon diplôme à l’école de cinéma et j’avais tourné un court-métrage avec de petits robots (passablement chromés) qui attaquaient des gens. Quand Don a vu le film, il m’a engagé sur le champ. Par la suite, j’ai fait les effets spéciaux de Phantasm 4 et de Bubba Ho-Tep. Au fil du temps Don et moi sommes devenus bons amis, et à ses côtés j’ai beaucoup appris sur la manière de faire des films et sur Hollywood. Pendant le tournage de John Dies at The End, je suis venu donner un coup de main sur certains plans. En contrepartie, j’empruntais du matériel pour tourner des effets spéciaux de mon propre film, The Revenant.

Parlez-nous de Roadkill, votre premier film. Pourquoi s’est-il passé treize ans entre vos deux films ?

Roadkill est mon premier long-métrage. Il n’a jamais été terminé parce que – je l’ai découvert après coup – il a été financé par un mafieux qui faisait des films pour arnaquer des investisseurs étrangers et, apparemment, blanchir l’argent gagné grâce à d’autre entreprises. C’est devenu assez moche. Les autres producteurs du film ont commencé à arnaquer tout le monde, à voler l’argent de la production, et à la fin le mafieux a menacé de me faire tuer. Pendant un moment, j’ai trainé à Hollywood en surveillant perpétuellement mes arrières. Si je faisais mon jogging, je trimbalais toujours un couteau à cran d’arrêt. A vrai dire, j’ai réalisé un autre film, The Blare Rabbit Project. On peut le trouver sur internet, en cherchant un peu. C’est, justement, un conte sordide sur Hollywood.

phantasm 2

Pourquoi avoir quitté Dream Quest Images ? Êtes-vous parti avant que Disney les rachète ?

J’ai beaucoup aimé travailler aussi longtemps dans cette compagnie. J’étais un petit gars de l’Ohio de dix-huit ans quand j’y suis entré, donc j’étais totalement emballé par ce qu’ils faisaient. Complètement sous le charme. Je bossais pour une grosse boîte de production, avec des gens brillants, c’était un très bon moment de ma vie. Mais quand je suis entré en école de cinéma, je ne pouvais plus travailler à temps plein, donc j’ai dû quitter Dream Quest. J’ai rencontré là-bas une poignée de gens qui sont restés mes amis.

Vous avez également travaillé sur Abyss, un film assez incroyable en termes d’effets spéciaux.

Ma contribution au film a été minime. Je travaillais pour le département des maquettes et je me rappelle principalement être resté éveillé des nuit entières pour filmer des miniatures, m’occuper des machines à fumée, de genre de foutus trucs. Un jour on devait livrer des écrans bleus personnalisés pour le tournage des plans sous-marins. James Cameron a cette réputation d’être un vrai casse-couilles, et quand je suis arrivé sur le plateau il s’est approché de moi pour me demander ce que je faisais sur son tournage. J’ai fait comme si je ne le connaissais pas et lui ai tendu la main, en me présentant. Il me l’a serrée et m’a souhaité la bienvenue. Ça n’aurait pas pu mieux se passer.

En quoi est-il différent de travailler pour Dream Quest et pour un réalisateur indépendant comme Don Coscarelli ?

Chez Dream Quest je travaillais avec beaucoup de genre, sur des superproductions : Abyss, Total Recall, The Blob, Freddy 3, etc. J’ai quand même participé à pas mal de projets très excitants, mais toujours au sein d’une équipe, bossant en général sur les miniatures, le motion control… Ma contribution personnelle était très réduite. Travailler sur de plus petits films – avec Don par exemple – me permet d’avoir davantage de contrôle sur le design, l’exécution des effets… J’ai donc un rôle plus important sur le film.

The Revenant est un film original. D’où vous est venue l’idée, et combien de temps a duré le développement du projet ?

L’idée provient de plusieurs choses, mais à la base la question était « que se passerait-il si c’était réel ? Si cela arrivait vraiment ? » J’ai cherché des sources d’inspiration ailleurs que dans la fiction. Il y a eu une époque, avant Bram Stoker, où les gens prenaient le vampirisme aussi sérieusement que la peste. J’ai lu des choses comme Dissertations sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, et sur les revenants et vampires de Hongrie, de Bohême, de Moravie, et de Silésie de Dom Augustin Calmet (1747), et ce type d’écrits a donné le premier ton du film. J’ai écrit un premier jet du scénario il y a quelques années, et de temps en temps je le remaniais, donc l’histoire a pas mal évolué au fil des ans. Trouver les financements et l’équipe a pris plus d’un an.

Quel était le budget du film, et combien de temps a duré le tournage ?

Je préfère ne pas parler du budget, mais il n’était pas très élevé. Le tournage a duré vingt-deux jours. Puis on a eu une semaine de reshoots, à cause de « problèmes d’emploi du temps des acteurs ». Les effets spéciaux ont pris un long moment aussi.

the revenant 2

Vous avez écrit, produit, réalisé et monté le film. Comment gérez-vous la multiplication des responsabilités ? Et quelle est la partie que vous préférez dans la fabrication d’un film?

Ecrire est l’un des aspects les plus gratifiants. On ne dépend de personne, personne d’autre que soi-même ne sera déçu, ce qui arrive souvent. Mais la postproduction est gratifiante aussi, puisqu’on peut voir les choses s’imbriquer les unes aux autres et le film prendre forme. En revanche, je suis un des rares réalisateurs à trouver que la production est une chose horrible. C’est incroyablement stressant, et on passe ses journées à voir ses rêves déchirés en lambeaux les uns après les autres.

Travailler sur les effets spéciaux vous amène forcément à influer sur le tournage de certaines scènes. Vous considérez-vous, d’une certaine manière, comme le réalisateur de certaines séquences sur lesquelles vous avez travaillé ?

Absolument pas. Mon rôle est d’apporter au film des éléments de l’histoire (en l’occurrence des effets spéciaux) dont le réalisateur a besoin. Il y a eu des moments où je contrôlais la mise en scène pour tourner des effets, ce qui ressemble beaucoup à de la mise en scène en soi, mais en fait ce n’est pas le cas, puisqu’on reste totalement en-dehors de la responsabilité du film dans sa globalité.

En 2010, on a vu votre film à Fantasia. Il me semble qu’il était un peu différent, qu’il n’y avait pas la séquence d’ouverture en Irak, par exemple. Pourquoi avoir rajouté cette séquence ?

Elle était dans le scénario, mais au moment du tournage les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, notamment au niveau des effets spéciaux, qui sont arrivés sur le plateau de manière complètement impraticable. Donc quand il a fallu faire des coupes dans le film, perdre cette séquence a vite été une évidence, et le film dans ce montage fonctionnait très bien. Mais mes agents ont trouvé que le début était trop lent, on l’a donc remonté et remis cette scène, en retournant quelques plans. Du coup, le début du film est plus vif. Les projections à Fantasia et au Fantastic Fest étaient chouettes.

Dans mon souvenir, le personnage de la petite amie était également plus développé, notamment à la fin du film. Je me trompe ?

Non, vous avez raison. Mais ces scènes étaient plutôt au début. Le film commençait par une séquence avec Janet, pendant l’enterrement, qui caractérisait davantage le personnage. Son personnage était plus central, parce que je considérais que le spectateur s’identifierait davantage à elle. Elle était le point d’ancrage dans le film, par rapport auquel les autres personnages évoluaient. Je pense que de cette manière le public plaçait toujours les actes de Bart en relation avec sa malheureuse petite amis. De plus, cette perspective féminine dès le départ rendait le film moins masculin et rehaussaient le jugement qu’on peut porter sur les actes de Bart et Joey, par la suite. De manière générale, je préférais nettement ce montage.

Le film a été montré en festivals autour de 2009-2010, mais n’est sorti aux USA qu’en 2012. Pourquoi autant de temps ?

Le processus a été très décevant. C’était un mauvais moment à cause de la crise, les gens avaient très peur de dépenser le moindre dollar, et quelque chose dans The Revenant effrayait les distributeurs. Il y a eu des négociations interminables avec des distributeurs pendant des mois et des mois, discutant sur des détails… Et même quand on a fini par obtenir un distributeur, ce dernier s’est assis sur le film pendant un an sans trop savoir comment le sortir. La promotion a essayé d’en faire un Shaun of The Dead, ce qui est mensonger, à la fois pour la presse et le public, qui du coup se sont mis à attendre une comédie légère. Au final, on a obtenu six ou sept écrans dans tout le pays.

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Le film a un côté très old school, avec ce mélange de gore et d’humour. Est-ce un hommage à des réalisateurs des années 80 comme Brian Yuzna, Stuart Gordon ou même Frank Henenlotter ?

Il y a des similitudes, mais pour être honnête je ne connais pas tant que ça les films de ces réalisateurs. Je n’avais pas vu Re-Animator jusqu’à ce que j’entende des gens en parler par rapport à mon film. Ce n’était donc pas du tout intentionnel.

La fin du film, qui montre les zombies utilisés comme des armes biochimiques, semble pourtant être un hommage direct au Retour des mort-vivants 3.

Bon, alors je dois le regarder. La bande-annonce est bien, je le louerai sur Netflix.

Très récemment, on a interviewé Trent Haaga, qui a écrit Deadgirl et Cheap Thrills. Il y a quelques similitudes dans vos films. Toujours ce mélange de violence et de comédie, une vision très noire de l’humanité, un rapport très fort à la frustration, l’égoïsme… Qu’en pensez-vous ?

J’adore Deadgirl, c’est un film extraordinaire. Vous voulez dire que mon film s’en rapproche thématiquement ou au niveau du ton, du sujet ? Je me demande si ce n’est pas une question de culture. C’était plus accepté d’écrire des histoires sombres dans les années 70 ou 80. Cela n’effrayait pas les distributeurs. Ce qui est ironique, quand on voit tous ces trucs ultraviolents qui inondent les écrans aujourd’hui. La télévision est plus fascinante aujourd’hui qu’elle ne l’était dans les années 70-80. Peut-être grâce au cable, qui a largement ouvert le médium, ce qui est paradoxal c’est que le cinéma, dans son ensemble, est devenu moins dangereux dans les années 70-80, à l’inverse de la télévision. Ceci dit, je ne parle ici que des Etats-Unis. Peut-être est-ce différent ailleurs.

Le scénario de The Revenant est assez surprenant, on peut difficilement anticiper ce qui va s’y passer. Est-ce en réaction à tous ces films de zombies un peu uniformes de ces dernières années ?

Je n’ai pas cherché volontairement à créer des surprises dans le récit. L’escalade d’événements est plutôt quelque chose que je considérais comme logique, dictée par les choix naturels des personnages, puis motivée par les thèmes que je voulais aborder. Ce n’était certainement pas en réaction à d’autres films, ce qui est pour moi une manière pas très saine de raconter des histoires.

Il y a aussi un côté comic-book : les références visuelles et narratives au film de super-héros, l’idée de vigilante qui intervient… Quelles étaient vos influences ?

Je ne suis pas un gros fan de comics. J’ai dû en acheter trois dans ma vie, et mon préféré est La planète de singes, d’après le film. J’aime les films adaptés des comics, en revanche. L’idée de faire dévier le film le temps d’une séquence qui s’inspire du vigilante a été, encore une fois, dictée par les personnages, la manière dont ils tirent profit de la situation, dont ils se voient eux-mêmes. Leur tendance à l’autoglorification. Ceci étant dit, le film est fondamentalement une origin story, donc sa structure et l’idée de découverte de nouveaux « pouvoirs » lorgne certainement vers les comic books movies.

Pourquoi avoir fait mourir Bart en Irak ? Pourquoi en avoir fait un soldat ?

Dans une vieille version du scénario il mourait dans un accident de moto. J’étais parti de là parce que plusieurs amis à moi sont morts de cette manière. Mais progressivement l’idée d’être isolé au sein de la société a amené l’idée des vétérans de retour de guerre, et a alimenté l’idée de l’armée américaine qui nous utilise comme armes dès qu’elle le peut.

Dans le film, vous montrez aussi un côté sombre de Hollywood. On n’a pas l’habitude de voir Los Angeles traité de cette manière. Une ville gangrénée par le racisme et où tout le monde est un meurtrier potentiel. Pourquoi avoir choisi L.A. en particulier ?

Une grande partie de l’humour du film provient de ce contraste. Je parle simplement du Hollywood que je connais. Supérettes glauques, rues dégueulasses, etc. Tu ne peux pas aborder la question du crime à L.A. en occultant le racisme. Je ne voulais surtout masquer ces aspects de la ville. Ce qui peut rendre des gens mal à l’aise devant le film, ce qui est très bien.

La relation d’amour/haine entre Bart et Joey est très intéressante. David Anders et Chris Wilde forment un duo très dynamique. Comment les avez-vous trouvé ?

Le casting a été très long. Finalement on a eu la chance de tomber sur ces deux-là, qui non seulement sont d’excellents acteurs, mais qui en plus se sont extrêmement bien entendus dès qu’ils se sont rencontrés. Deux bons potes qui déconnaient et faisaient des blagues sur le plateau. Un flot permanent de vannes, au point qu’il était impossible de les faire répéter ! En d’autres mots, ils sont devenus les parfaits imbéciles que réclamait leur rôle. Cette alchimie transparaît à l’écran. Par chance, la magie qui s’opère sur un plateau peut passer sur l’écran. C’est ce qui est arrivé avec Chris et David, qui sont d’ailleurs restés amis.

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Joey est un véritable psychopathe, il utilise son pouvoir pour commettre toutes sortes de crimes, sans aucun remord. Bart est plus torturé, mais tue néanmoins sa petite amie de manière totalement égoïste. C’est très sombre. Vouliez-vous montrer que le pouvoir pousse systématiquement les gens à s’exploiter les uns les autres ?

Je n’irais pas aussi loin. Le mot psychopathe est très subjectif. Les circonstances changent les gens. La guerre a changé Bart, littéralement certes, mais aussi d’autres manières. Joey meurt d’envie de s’assurer qu’il n’a pas perdu son pote une deuxième fois et fait d’abord ce qui lui semble bon, avant d’être consumé par le pouvoir. A-t-il toujours été un connard ? Certainement. Mais le pouvoir rend visible le connard qu’il est. Et à la fin, on peut se demander si Joey essaie vraiment de sauver Bart, si son geste est si altruiste que cela. Tous les personnages apparaissent comme vampiriques à un certain niveau. Chacun se nourrit d’un autre d’une manière ou d’une autre.

Et en même temps, la manière dont ils manifestent leur absence de remords est souvent hilarante. Juste après avoir braqué la banque de sang et commis leur premier meurtre, ils semblent passer le meilleur moment de leur vie. Comme s’ils étaient récompensés pour leur crime.

La frontière est mince entre l’apathie et la rationalisation.

En regardant The Revenant on ne s’étonne pas du tout que vous veniez des effets spéciaux, tant il s’agit d’une constituante importante du film. Pouvez-vous nous parler de ces effets ?

Il y en a beaucoup, en effet. Ce seul sujet mériterait une interview entière. Je pense que les deux tiers du film comportent des effets, quels qu’ils soient. Le plus souvent du compositing, mais il y a aussi de petites choses faites en CGI. La réalisation de ce film a été longue et ardue, mais j’avais une petite équipe dévouée aux effets spéciaux qui vouaient leur vie à la volonté de les réussir. Ainsi on a fini par s’en sortir.

J’adore le nom de votre compagnie. Avez-vous créé Putrefactory spécialement pour produire The Revenant ?

Oui, puisque c’était seulement le nom de la compagnie de production. Wanko Toys produira d’autres films.

Que pensez-vous des effets spéciaux qu’on peut voir aujourd’hui au cinéma ? Qui sont vos artistes préférés dans ce domaine ?

Aujourd’hui, on trouve des effets impressionnants. On peut désormais faire tout ce que l’on veut, et cela paraîtra parfaitement réaliste. C’est tellement différent de l’époque où je travaillais pour Dream Quest. Il est évident qu’on n’approcherait pas un Phantasm de la même manière aujourd’hui.

Last but not least, quels sont vos projets ?

Je suis en plein développement de plusieurs projets, un thriller de SF, un film de kung-fu… Mais celui qui me tient le plus à cœur est un film de chien parlant. Un chien parlant clairvoyant ! Cela s’appelle Super Alphakill 666. Je ne sais même pas encore de quoi il s’agira exactement, mais tu peux aimer la page du film sur facebook !

 

Propos recueillis par Pierre Nicolas

Traduits par Julien Oreste

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