Vanishing Waves (Lituanie – 2012)

Réalisation : Kristina Buozyte

Scénario : Kristina Buozyte & Bruno Samper

Interprétation : Jurga Jutaite, Marius Jampolskis, Brice Fournier...

 

Ca partait bien, et puis on avait envie d’y croire. Après un joli générique pastel géométrico-biologique sur le thème de Peter Von Poehl (qui signe la musique du film), notre héros Lukas prend part à une expérience qu’il dirige et qui consiste dans un premier temps à se coller des électrodes partout sur le crane et à s’enfermer dans un bassin d’eau. Tout ceci dans un laboratoire d’un blanc clinique et blafard. Lorsque l’on comprend que cette expérience consiste à pénétrer l’esprit d’une personne dans le coma et de faire se rencontrer les deux esprits, on se prend à rêver d’un long-métrage fantasmatique et métaphysique proche (un minimum…) du Ken Russell d’Altered States.

Malheureusement, on déchante très vite à la vue d’une série de saynètes toutes plus ridicules les unes que les autres : notre bon Lukas pénètre l’esprit d’une femme dont, inextricablement, il tombe amoureux, et voilà qu’esprit contre esprit le couple roucoule (et roule) longuement sur le sol, s’adonne à un étrange banquet marin lourdement symbolique (même si on ne sait pas trop de quoi) qui finit par une écœurante manifestation de tendresse sur fond de bataille de nourriture (qui n’est pas sans évoquer le très drôle Perfect Sense vu l’an dernier dans la même salle).

Lukas tente d’en apprendre plus sur cette femme et passe donc le film à lui violer l’esprit (jusqu’à en avoir le nez qui saigne) en tentant de la faire sortir du coma. Pour ce faire, il tente (mais c’est bien trop difficile) de remettre en ordre les planches de bois de la cabane de son esprit. Cette fois, on comprend bien le symbole. Ensemble, ils se perdent aussi dans de bien ridicules manières « nouvelles » de faire l’amour. Ce qui donne à l’ensemble un lourd parfum d’érotisme un peu sordide, tant nos protagonistes sont laids.

Point culminant du film (attention, spoiler) : Lukas court, nu, derrière son âme-sœur, nue elle aussi (dans leur esprit toujours, si vous suivez), et ce pendant de longues minutes. Il la rattrape et s’ensuit un interminable monologue empilant une série de clichés de théâtre contemporain. Manque de bol, on est au cinéma. On aurait préféré être au théâtre, on aurait au moins pu jeter des projectiles sur la scène.

vanishing

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